Compagnons, avis et chronique de jeu

Dans Compagnons, vous êtes le fondateur d’un petit village médiévale. La peste noire a jeté de nombreux réfugiés sur les routes. Les villages sont dépeuplés et les survivants peinent à s’organiser pour combler leurs besoins en termes de nourriture, de construction ou d’habillement. Les artisans n’ont plus de fournisseurs de matières premières, les marchands ont perdu leurs clients et de nombreuses personnes ont abandonné fermes et ateliers pour fuir la maladie.

Les chemins portent un flot de réfugiés à la recherche d’une nouvelle vie. Ils espèrent s’installer sur vos terres pour mettre enfin ce cauchemar derrière eux. Votre ferme céréalière peut subvenir à leurs besoins, elle serait un parfait point de départ. Mais il vous faut choisir avec attention les nouveaux arrivants, votre nourriture et vos ressources restent limitées.

COMPAGNONS
Auteur: Haakon Gaarder;
Illustrateur: Haakon Gaarder;
Éditeur: Gigamic;
Distributeur: Randolph;
Nombre de joueurs: 1 à 5 joueurs;
Durée: 45 minutes;
À partir de: 12+;
Thématique: Médiéval et construction d’une ville;
Mécanique: Draft de cartes et placement de cartes
.

C’est quoi le but?

Tous les villageois ont des capacités uniques et valorisables, qui dépendent des savoir-faire des uns ou des autres. Chacun a besoin de matières premières, d’outils ou de services d’une autre personne. Trouvez ceux qui sauront travailler ensemble efficacement, tout en augmentant votre production de nourriture et votre capacité d’accueil, afin que votre village prospère! Le joueur qui a le plus d’or à la fin de la partie est le vainqueur.

Comment on joue?

Les villageois sont divisés en différentes spécialisations. Ceux qui travaillent le bois, le foin, le raisin, le cuir, la laine, le minerai, les céréales, et enfin les solitaires.

Le jeu se déroule en plusieurs manches jusqu’à ce que toutes les pioches de cartes Villageois de la route soient épuisées. Chaque manche se divise en 2 phases distinctes:

1- Phase Recrutement : Les joueurs recrutent des villageois un par un, à tour de rôle, jusqu’à atteindre leur Capacité de recrutement (2 de base + 1 par Nourriture, max de 5). Vous devez recruter autant de villageois que votre Capacité de recrutement.

2- Phase Placement : Chaque joueur fait toutes ses actions de Placement avant de passer la main :

– Placez des villageois dans votre village, jusqu’à votre Limite de placement (2+1 pour chaque Maison, max de 5). Vous pouvez placer moins de villageois que votre Limite. Les cadenas sur certains villageois doivent être déverrouillés par le joueur ou un autre joueur (en payant 2 or à ce joueur) pour les placer, sinon payez 2 or à la banque.

– Vous pouvez récupérer et placer des Villageois communs (Bûcherons, Faneurs et Mineurs) en remettant un villageois de votre main sur l’une des pioches de la route (max de 3).

– Jouez des villageois spéciaux. Ceux sont défaussés ne comptent pas dans votre Limite de placement.
À la fin de la phase Placement, le joueur situé à gauche du premier joueur devient le nouveau premier joueur.

Phase Marché : Lorsqu’une des 2 phases Marché est déclenchée, elle est résolue juste après la phase de Placement :

– Lorsque les 2 premières pioches de la route sont épuisées, la première phase Marché survient. L’or de chaque village (imprimé ou posé sous forme de pièce) est décompté. L’argent n’est pas décompté.

– Lorsque toutes les pioches de la route sot épuisé, la 2e
phase Marché survient. L’or et l’argent de chaque village sont décomptés.

C’est tout?

Dans le mode solo, quelques règles changent, car votre adversaire est la Comtesse et elle construit son propre village. Il y a aussi une phase Événement qui va vous mettre des bâtons dans les roues.

OK, et le jeu se termine quand?

La partie se termine après la résolution de la 2e phase Marché. Le joueur qui a le plus d’or dans son trésor est le vainqueur. En cas d’égalité, c’est le joueur qui a le moins de villageois parmi les ex-æquo qui l’emporte.

Ce que j’en pense?

Compagnons est une belle découverte, les règles ne sont pas trop difficiles à apprendre et sont logiques. Malgré le fait qu’il s’agit d’un jeu tout de même complexe (livret de règles d’environ 25 pages), il reste abordable avec notamment des exemples bien expliqués afin de comprendre davantage comment jouer. Il est certain que la première partie ne sera pas évidente et justement, je suis bien content qu’ils aient fourni des aide-mémoire qui sont très utiles.

Avec quelques parties, la fluidité s’améliore, les premières étant plus longues en ne connaissant pas toutes les subtilités de la mécanique du jeu et tous les différents villageois. En ayant déjà séparé les différentes catégories de cartes, la mise en place se fait assez bien et est bien expliquée dans le livret.

Le matériel est assez simple et de bonne qualité avec des pièces de monnaie en carton et des cartes (plus d’une centaine de cartes villageois). La boite du jeu est petite et c’est parfait, car le matériel se place bien à l’intérieur (il se transporte bien).

Le visuel du boitier de jeu est joli avec quelques personnages au look simplet et coloré. La boîte version française est différente de celle en anglais. Le rangement est pratique avec ses différents compartiments, néanmoins le format de la version anglaise est tout de même plus pratique, car elle possède des cartes en carton séparant les différentes sections de métiers.

Grâce à sa variété avec beaucoup de métiers différents, Compagnons possède une bonne rejouabilité afin qu’aucune partie ne se ressemble. De plus, la version solo propose également une nouvelle façon de jouer avec la Comtesse.

Il y a quand même peu d’interaction entre les joueurs, car on essaie surtout de prendre les cartes qui nous avantagent en construisant notre village de notre côté. Cependant, on doit quand même garder un œil sur le jeu des autres joueurs, car certains de leurs villageois pourront peut-être nous aider à débloquer les nôtres. Il est certain qu’on peut prendre des cartes qui intéressent les autres joueurs pour les bloquer. Il vous reste à voir si ça en vaut la peine.

Parfois la décision entre défausser une carte ou la garder pour plus tard est difficile et c’est ce que j’aime bien de ce jeu: essayer de prendre une chance que la carte que vous souhaitez devienne disponible et calculer son prochain tour en même temps. On apprécie Compagnons surtout vers la fin de la partie, lorsque nos villageois commencent à faire des liens entre eux et qu’on réussit à faire des combos.

Vous pouvez jouer à Compagnons peu importe le nombre de joueurs et en toutes circonstances puisqu’il demeure agréable et rythmé.

Bref, si vous aimez un jeu où vous avez l’impression de construire quelque chose, de planifier son prochain tour et contenant un certain défi, alors Compagnons est pour vous!

On aime :
– look de la boîte et illustrations qui sont jolis;
– Les règles sont volumineuses, mais faciles à apprendront

Le matériel simple et efficace;
– la re jouabilité est excellente avec toutes les cartes que contient le jeu;
– L’ambiance rythmée (sans temps mort);
– Un jeu accessible à partir de 10 ans (et non 12 ans) rapide à prendre en main;
– La thématique originale (surtout les professions) et bien présentée;
La mécanique du jeu est plaisante et juste assez complexe (on aime les combos);
Le jeu devient rapidement fluide et il se joue bien
;
Les aide-mémoire de jeu qui sont pratiques;

– Le système pour le choix des cartes;
Le mode solo avec le village de la Comtesse
.

On aime moins:
– L’effet calculatoire
;
– Les joueurs font leurs choses dans leurs coins.

Ce qu’on aurait aimé :
Avoir plus d’interaction entre les joueurs
.

8.5/10

Merci à notre partenaire Randolph de nous avoir offert
une copie du jeu pour cette chronique.

Nous vous invitons à découvrir un autre jeu de cet éditeur
avec cette chronique sur le jeu Champ D’Honneur.

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